Marcella Maltais

Marcella Maltais a fait ses études à l’École des Beaux-Arts de Québec, de 1949 à 1954, avec les Maîtres Jean-Paul Lemieux et Jean Dallaire.

Ses premières œuvres sont figuratives. Elle les exposera au Café de la Paix à Québec en 1952-1953 et par la suite, pendant plus de cinquante ans, elle ne cessera de se manifester par des expositions importantes des deux côtés de l’Atlantique.

En 1956, elle s’intéresse aux recherches abstraites de l’époque et pendant une dizaine d’années elle s’exprimera dans cette tendance, ce qui lui valut d’énormes succès à Montréal. Mais, cela ne saurait la satisfaire. Tournant le dos à cette notoriété trop facile, elle quitte le Québec pour Paris en 1958, où bientôt elle remettra tout en question. L’abstrait lyrique va continuer quelques années, mais la nécessité du renouveau, d’une nouvelle dimension de la peinture ne cesse de la torturer.

Après quatre-cinq ans de travail « au noir », elle trouvera à Hydra en Grèce vers 1967-68, la solution lumineuse à sa quête : il s’agissait de quitter l’abstrait pour une peinture figurative plus abstraite encore, parce que motivée initialement par la lumière unitive.

Depuis, Maltais n’a jamais quitté ce chemin, à travers bien sûr une évolution toujours vivante. Rejetée du jour au lendemain par les « milieux québécois » de la peinture, elle a su convaincre non seulement les milieux parisiens, mais aussi des collectionneurs fidèles qui l’ont soutenue.

Marcella Maltais a partagé son temps et son travail entre Paris, Hydra et le Québec. Actuellement, elle vit surtout à Paris mais elle tient à garder un atelier à Québec, dans la vieille ville si chère à son cœur.

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