Stanley Cosgrove 1911-2002

Élève de l’École des beaux-arts de Montréal de 1929 à 1935, Stanley Cosgrove reçoit un enseignement approfondi des couleurs et des formes à partie d’œuvres lui permettant de découvrir «  les secrets des rapports de masse et de volume » en transposant les œuvres tridimensionnelles par des dessins dont la technique sert de base à toute son œuvre. Avec les professeurs Fleurimond Constantineau et Edwin Holgate, il apprend à composer et à traiter l’espace.

Au Mexique, entre 1940 et 1943, Cosgrove poursuit son apprentissage en travaillant formes et couleurs aux côtés du muraliste José Clemente Orozco.

C’est à la suite du renouveau figuratif canadien à partir de Suzor-Côté (1869-1937) et de l’aventure picturale du Groupe des Sept (terminée en 1932) que Cosgrove s’inscrit dans l’histoire de l’art au Canada. Il emprunte ici et là des manières, des influences, des techniques même qui deviennent, sous son pinceau, le style et l’imagerie qui lui sont spécifiques en le faisant reconnaître comme tel au premier coup d’œil.

Cependant, dans les contestations artistiques qui surgissent autant en public que dans le milieu pictural, Cosgrove reste à l’écart et poursuit seul son chemin.

L’ensemble de l’œuvre de Cosgrove se répartit en trois thématiques principales : la nature morte, le paysage et le portrait que plusieurs thèmes secondaires viennent soutenir. Il peint des nus, des figures féminines, des sujets religieux.

D’après Cosgrove, c’est le dessin qui est à la base de la pensée créatrice. En tant que mode d’expression, ce médium devient vite un manifeste pictural lui permettant d’évoluer aussi bien dans l’imaginaire que dans la réalité. En fait, le dessin est pour lui autant une expérience à vivre qu’une technique de travail. Il s’applique toujours à entraîner son œil et sa main à travailler sur le papier pour être en mesure de transposer sans préavis, sur une toile ou un panneau, la composition qui soulève son intérêt.

D’une période à l’autre, il s’adapte aux émotions et aux sentiments du moment mais, dans chacune de ses thématiques principales, il a recours à une palette bien spécifique qui ne tient pas compte de l’année de création, mais plutôt du sens abstrait de l’artiste à un moment donnés. En cela Cosgrove rejoint ses aînés et plus particulièrement ceux qui ont participé à la grande révolution picturale qui s’est répandue à partir de la France dans toute la seconde moitié du XIXe siècle.

Cosgrove étudie à l’École des Beaux-Arts de Montréal (1927-1931) et à la Société des Arts de Montréal (1935), ou il est l’élève d’Edwin HOLGATE. Par la suite, il travaille avec le grand muraliste mexicain José Clement Orozco à une murale commandée pour l’Hospital Jesus de Nazareno, à Mexico. En 1953, Cosgrove reçoit une bourse du gouvernement canadien pour poursuivre ses études en France, ou il nourrit un intérêt naissant pour le travail des peintres français Braque et Rouault. Tout au long des années 50 et 60, Cosgrove s’adonne aussi à d’autres activités que sa peinture, notamment au dessin textile et à la promotion de la fresque dans les édifices publics. À cette époque, il reçoit aussi une commande pour exécuter une fresque murale au Collège de Saint-Laurent situé à proximité de Montréal.

L’œuvre de Cosgrove est centrée sur la figure humaine, la nature morte et le paysage canadien, paysage qu’il traite de façon originale. Ses réalisations les plus achevées se caractérisent toujours par la précision du trait qui se remarque davantage dans ses œuvres qui ont des personnages pour sujet. Les paysages de cet artiste sont tranquillité qui en émanent. Pendant la majeure partie de sa carrière, Cosgrove enseigne à L’École des beaux-arts et expose ses œuvres très admirées. Ses peintures se trouvent dans nombre d’importantes collections publiques canadiennes, notamment dans celles du Musée des Beaux-Arts du Canada, du Musée des Beaux-arts de L’Ontario et de l’Art Gallery of Greater Victoria.

VictoriaStanley Cosgrove 1911-2002
Huile sur toile 1956 12" X 16" / 30 X 41 cm 4500.00$ CAN

 

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